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Les coups de cœur
En partie autobiographique, ce récit de Marie-Hélène Lafon met en scène un frère et une soeur : Gilles et Claire, nés dans une ferme isolée dans le Cantal. Au fil des année, Claire bonne élève, monte à Paris poursuivre ses études, et revient épisodiquement à la ferme que Gilles, élève médiocre, a fini par reprendre. Il y vit en vieux garçon, entre sa mère et son père qui se met à le détester. Par fragments, le roman retrace près de cinquante ans d'une relation frère‑soeur marquée par une fidélité profonde, malgré la distance qui ne cesse de croître : l'occasion pour l'autrice de décrire l'évolution du monde paysan, les fractures sociales, la difficile cohabitation entre les générations, la violence, les silences...
A travers ce roman, nous imaginons les difficultés de trouver de quoi manger pendant les années de guerre en Angleterre.
Quatre femmes réputées ( ou censées ) être d'excellentes cuisinières vonat s'affronter dans un concours 'gastronomique' et donc trouver à la fois les produits nécessaires en respectant les normes administratives qui régissent les restrictions imposées par le gouvernement et les recettes anciennes ou à créer. Ces femmes ont un point commun : une petite enfance extrêmement difficile et une adolescence aussi triste. Le besoin de travailler pour simplement se nourrir est une préoccupation quotidienne. Ce concours pourrait leur permettre peut être de sortir de leurs conditions.
Audrey. Veuve de guerre. 2 enfants. Travaille pour son compte en fournissant des plats aux cantines ou aux particuliers. Sa masure prend l'eau et elle court après le moindre penny.
Lady Gwendoline. Sœur de la précédente. A réalisé un beau mariage avec un Lord. Un arrivisme hors pair, quelque soit le moyen.
Zelda. Sous-chef de brigade dans un grand hôtel londonien. Enceinte sans être mariée (c'est encore pire qu'une excommunication). Une formidable motivation pour devenir enfin Chef de brigade (réservé aux hommes même si leurs connaissances culinaires ne sont pas toujours à la hauteur voulue).
Mrs Quince et son aide Nell. Cuisinière de grande maison (celle de Gwendoline). Les rapports humains sont de Maître à esclave...
Tout au long de ce pavé, nous allons de l'une à l'autre en constatant les preuves d'imagination pour simplement manger ou exister. Et là, on rejoint les principes des Chefs Etoilés : le gramme, la seconde, le degré sont aussi importants que le contenu de la casserole.
On ressort les vieux cahiers annotés par les générations précédentes, on improvise avec bonheur (?).
Qui va l'emporter ? Une fin un peu happy-end casse la tension.
Un régal…
(Serge - Club de Lecture)
Un vieil homme se retrouve face à un juge. Le juge est jeune et interroge le passé du vieil homme pour se forger son intime conviction. Petit à petit, l’interrogatoire cède la place à une discussion sur l’engagement, l’amitié, la trahison, la justice.
Assez vite, je me suis mise à la place du vieil homme et j’ai ressenti beaucoup d’impatience quant à l’issue de l’interrogatoire. Va-t-il être remis en liberté ? A la prochaine page ou bien jamais ? Le personnage principal, ce vieil homme, lui, au contraire , laisse les évènements se dérouler avec beaucoup de détachement et ce, jusqu’à la fin.
Très belle écriture. Les sujets abordés sont traités avec beaucoup de finesse et de complexité.
(Monique - Club de Lecture)
Ce guide vous donnera des pistes pour négocier une augmentation de salaire, une baisse de loyer, un rabais sur l’achat de votre prochaine voiture, etc.
Entre anecdotes et conseils, l’auteur nous amène à comprendre comment agit le cerveau durant le processus de négociation et nous permet ainsi de maitriser quelques stratégies simples … ou certaines autres plus audacieuses.
Madelaine est une enfant sauvage, sortie de nulle part.
Elle est apprivoisée et adoptée par les habitants d’un hameau nommé Les Montées.
Madelaine grandira donc dans cette famille rurale qui essaie de survivre à une nature impitoyable et au servage injuste.
Roman rural sombre sur fond de misère et de courage.
Basile, inventeur au génie décalé, vient d’ouvrir une boutique comme il n’en existe pas : Le Bazar du Zèbre à pois. Objets provocateurs.
Un soir, le carillon de la porte d’entrée retentit, un grand ado apparaît, voilà Arthur, Arth’ pour les intimes, qui exprime ses colères à ciel ouvert grâce au Street Art, fâché qu’il est avec le système qui n’a pas l’air de vouloir lui laisser une place… au grand désespoir de sa mère Giulia, « nez » talentueux.
Mettez certaines personnes en présence : il ne se passe rien.
Mettez-en d’autres ensemble et, soudain, c’est un feu d’artifice.
Message de l’auteure : nous avons tous des talents, même cachés, et une singularité.
Un livre qui fait du bien.
(Arlette - Club de lecture)
Une petite ville très tranquille comme il en existe beaucoup en France.
Heureusement, une harpie veille au grain : pas d'écarts. La ligne droite...
Arrive un hurluberlu (Basile - hyper compétent en Intelligence Artificielle) qui ouvre une boutique qui ne vend que des trucs, des machins et des bidules électroniques, qui, d'après leur créateur, ne servent qu'à ouvrir l'esprit et muscler le cerveau droit... L'imagination au pouvoir !!!
Un simple larcin d'ado (Arthur) va, en peu de temps, créer un vent d'animosité entre les gens bien pensant et les curieux qui commencent à faire tourner la boutique et les vieilles idées. Mais aussi révéler les possibilités de créativité de notre ado et de ses copains d'école.
Guilia : mère d'Arthur. Elle est employée comme 'nez' dans une entreprise de sous-traitance de création de parfums pour le compte de grandes entreprises. Tout est 'carré'.
Au-delà de l'amourette hollyvoudienne, avec une happiande, of course, l'Auteuse nous mitonne un affrontement entre les Figés et les Créatifs. Notre harpie utilise avec une parfaite mauvaise foi les médias à sa disposition. Si cela n'a pas d'utilité matérielle, pourquoi s'y intéresser, l'acheter ? Il faut préserver la tranquillité des habitants !
Peut-on s'évader du carcan de nos habitudes ? Comment devenir créatif ? Où se trouve la limite (si limite il y a) entre le rationnel et l'irrationnel ?
Une histoire presque vraie passée à la moulinette de l'humour.
(Serge - Club de lecture)
Je ne suis guère friand de romans à l’eau de rose. Mais, dans celui-ci, il y a plus d’épines que de roses.
A la suite de l’héritage un peu fou d’une vieille bastide, un couple uni depuis une quinzaine d’années explose. Et chacun dans une famille donne son avis et encourage l’un, pas trop l’autre…
Il faut être inconscient de se lancer dans une entreprise de restauration d’un maison que presque tous haïssent. Les rancœurs s’expriment bien fort et l’héritière a bien du mal à organiser son parcours. Cette jeune femme trouve une forme de liberté, loin du train-train quotidien géré par la tradition.
Trahisons, mensonges, mauvaises fois, médisances, vols. Beaucoup de vaisselle cassée. Blessures profondes : l’un dans son orgueil, l’autre dans sa confiance trompée. Peut-on raccommoder tant de tesselles ? Le veut-on réellement ?
Quelle est la différence entre le désir et l’amour ? Au fil d’un journal intime on découvre une vérité qui mérite le silence.
Si l’écriture est simple, on s’arrête difficilement. On veut savoir la suite. Et la vie continue avec, peut-être, un espoir.
(Serge)
Une bande dessinée qui poursuit la série de votre enfance ! Très réussi.
2 juilllet 2022 : braquage d’une bijouterie à Genève. « La Cagoule » et « La Casquette » disposent d'exactement sept minutes pour perpétrer ce hold-up parfaitement huilé. Mais l’auteur interrompt brusquement le braquage pour revenir 20 jours en arrière, en compagnie de deux couples que tout sépare. Les Braun, modèle de famille idéale et leurs voisins, qui leur vouent une fascination presque malsaine. Au gré des allers-retours dans le passé, et de rebondissements en rebondissements, les pièces du puzzle s’imbriquent jusqu’à ce fameux braquage…
Un polar addictif, dans lequel l'auteur nous manipule avec brio jusque dans les dernières pages.
Qu’est-ce qui relie Alexis Belcour, médecin généraliste du 14e arrondissement de Paris, Victor Mayer, champion de hockey sur glace, Jean-Louis et Catherine Berthier, couple de retraités parisiens, Serge Dufour VRP, Julia Prevost, jeune maman ainsi que Manon, Leïla, Hugo, Dylan et Enzo ?
Ils ont pris place à bord du train de nuit n°5789 qui relie Paris à Briançon. Le lecteur découvre au fil du trajet une galerie de personnages aux histoires de vie ordinaires auxquels il finit par s’attacher. Pourquoi sont-ils à bord de ce train, qu'espèrent-ils de leur voyage ? Qui les attendra sur le quai à Briançon ? Y a aura-t-il même quelqu'un pour les attendre ? Dès les premières pages, Philippe Besson nous indique que « certains seront morts au lever du jour. »
Avec beaucoup de justesse, Philippe Besson réussit à saisir la poésie des rencontres fortuites le temps d’un trajet en train de nuit. jusqu’au dénouement final.
(Muriel - Club de lecture)
