Les nouveautés
Les coups de cœur
Mariah retrouve sa mère, une arme à la main, près du cadavre de son père. Spécialiste de la Bible, Jonathan Lyons venait de faire une découverte insolite : une lettre de Jésus adressée à Joseph d’Arimathie, élucidant le mystère des fameuses « années perdues ».
Est-ce le motif de ce meurtre ? Ce parchemin est d’une valeur inestimable. La culpabilité de son épouse reste peu crédible. Alors qui avait intérêt à commettre ce crime ?
Récit habilement maîtrisé. Les coupables potentiels sont nombreux, les indices semés au fil du récit ; l’auteure, reine du roman policier, a encore réussi à tenir le lecteur en haleine.
(Arlette - Club de lecture)
Basile, inventeur au génie décalé, vient d’ouvrir une boutique comme il n’en existe pas : Le Bazar du Zèbre à pois. Objets provocateurs.
Un soir, le carillon de la porte d’entrée retentit, un grand ado apparaît, voilà Arthur, Arth’ pour les intimes, qui exprime ses colères à ciel ouvert grâce au Street Art, fâché qu’il est avec le système qui n’a pas l’air de vouloir lui laisser une place… au grand désespoir de sa mère Giulia, « nez » talentueux.
Mettez certaines personnes en présence : il ne se passe rien.
Mettez-en d’autres ensemble et, soudain, c’est un feu d’artifice.
Message de l’auteure : nous avons tous des talents, même cachés, et une singularité.
Un livre qui fait du bien.
(Arlette - Club de lecture)
Une petite ville très tranquille comme il en existe beaucoup en France.
Heureusement, une harpie veille au grain : pas d'écarts. La ligne droite...
Arrive un hurluberlu (Basile - hyper compétent en Intelligence Artificielle) qui ouvre une boutique qui ne vend que des trucs, des machins et des bidules électroniques, qui, d'après leur créateur, ne servent qu'à ouvrir l'esprit et muscler le cerveau droit... L'imagination au pouvoir !!!
Un simple larcin d'ado (Arthur) va, en peu de temps, créer un vent d'animosité entre les gens bien pensant et les curieux qui commencent à faire tourner la boutique et les vieilles idées. Mais aussi révéler les possibilités de créativité de notre ado et de ses copains d'école.
Guilia : mère d'Arthur. Elle est employée comme 'nez' dans une entreprise de sous-traitance de création de parfums pour le compte de grandes entreprises. Tout est 'carré'.
Au-delà de l'amourette hollyvoudienne, avec une happiande, of course, l'Auteuse nous mitonne un affrontement entre les Figés et les Créatifs. Notre harpie utilise avec une parfaite mauvaise foi les médias à sa disposition. Si cela n'a pas d'utilité matérielle, pourquoi s'y intéresser, l'acheter ? Il faut préserver la tranquillité des habitants !
Peut-on s'évader du carcan de nos habitudes ? Comment devenir créatif ? Où se trouve la limite (si limite il y a) entre le rationnel et l'irrationnel ?
Une histoire presque vraie passée à la moulinette de l'humour.
(Serge - Club de lecture)
Il s’agit de la suite de Miniaturiste.
Amsterdam, 1705.
Nous retrouvons les mêmes personnages :
Nella dorénavant veuve, Otto qui a également perdu Marin, sa sœur Cornelia la gouvernante et Thea (fille de Marin et Otto) qui a bien grandit puisqu’elle a 18 ans.
La scène principale reste la grande maison de Joannes mais sans ressources elle perd de sa superbe et la famille tombe dans la pauvreté. Pour sauver les apparences et manger, ils vendent meubles et tableaux…
Tous les espoirs repose sur Thea, en âge de se marier. Nella a d’ailleurs trouvé un beau parti.
Mais Thea rêve de théâtre, de liberté et de passion. Passion amoureuse qu’elle trouve en la personne de Walter, peintre des décors du théâtre.
Tout bascule quand Thea commence a recevoir des lettres de chantage. Si elle ne paye pas, sa réputation sera à jamais entachée.
(Carine - Club de lecture)
Ce guide vous donnera des pistes pour négocier une augmentation de salaire, une baisse de loyer, un rabais sur l’achat de votre prochaine voiture, etc.
Entre anecdotes et conseils, l’auteur nous amène à comprendre comment agit le cerveau durant le processus de négociation et nous permet ainsi de maitriser quelques stratégies simples … ou certaines autres plus audacieuses.
Hiver 1943. Vadim, Parisien de 12 ans, est envoyé par sa mère dans un petit village de montagne, officiellement pour soigner son athme, mais surtout pour cacher ses origines juives, alors que les rafles ont commencé dans la capitale.
Devenu Vincent Dorselle, le jeune garçon va alors découvrir, émerveillé, de nouveaux paysages, faits de neige, de glace, de pics, de roches… Avec beaucoup de poésie, on suit Vincent/Vadim dans sa découverte d'un paysage totalement inconnu, qui le sidère et le fascine au fil des saisons. Progressivement, au cours de 3 saisons, le garçon va apprivoiser son environnement, guidé par Moinette. Aux métamorphoses de la nature coïncident également les métamorphoses intérieures du narrateur.
L'écriture de Valentine Goby fait appel à tous nos sens dans les descriptions qu'elle fait du massif montagneux : explosion des couleurs et des parfums au printemps, le froid de la rivière, l'amertume du pissenlit, le pépiement des oiseaux...
Chaque saison est l'occasion d'honorer la nature et d'en dresser de magnifiques tableaux.
(Muriel - Club de Lecture)
Un pull, une lampe de poche, un livre, une radio…pour quelle destination ce petit moineau a-t-il besoin de tout cet attirail ? La chute est hilarante !
La journaliste Sonia Devillers revient sur l’histoire de ses grands-parents roumains et juifs immigrés à Paris dans les années 1960.
Conservatrice et antisémite dans les années 1930 la Roumanie devient l’alliée de l'Allemagne lors du pogrom de Bucarest en 1941. Pendant quatre ans un antisémitisme violent va faire rage dans le pays, avec des centaines de milliers de juifs déportés ou exécutés. Passée du côté des Alliés pour les neuf derniers mois de la guerre, la Roumanie se convertit au communisme dès la fin du conflit.
Le nouveau régime va taire rapidement les exactions commises envers les juifs pendant la guerre.
Mais progressivement, en une dizaine d'années, va exploser une nouvelle émergence de l'antisémitisme, telle que les grands-parents de Sonia Devillers n'auront plus d'autre choix que de quitter la Roumanie avec leurs deux filles et une grand-mère.
Cependant la Roumanie est fermée et la Securitate fait en sorte que personne ne sorte du pays. Alors, reste le recours à un passeur. Un passeur qui se fait payer, évidemment. Mais qui a élaboré un procédé plus complexe, et très certainement plus rémunérateur : échanger des milliers de Juifs contre des cochons, pour pallier l’inaptitude du régime à nourrir sa population.
Richement documenté, l’ouvrage alterne finement entre les faits historiques issus des recherches de l’auteur dans les archives roumaines et les réflexions plus personnelles concernant la personnalité de ses grand-parents et l’expérience de l’arrachement qu’a représenté l’exil de toute cette famille dans les années 1960.
(Muriel - Club de Lecture)
Joe joue du piano dans les gares, les aéroports. Joe joue pour quelqu’un en particulier, il attend quelqu’un. Et en attendant, il nous raconte son histoire.
Fin des années soixante, après la mort tragique de ses parents et de sa sœur, Joseph, adolescent, intègre un orphelinat religieux perdu dans les Pyrénées. Un lieu de diables et
de saints, un lieu austère tenu par un abbé aux pratiques sévères et un surveillant cruel et violent mais un lieu également où Joseph va rencontrer des camarades surnommés la Fouine, Souzix, Sinatra, Momo… et puis il y a les cours de piano avec Rose…
Coup de cœur, encore une fois, pour ce nouveau roman de Jean-Baptiste Andrea.
Absurde et grinçant
Un roman noir déjanté dans lequel prend place une galerie de personnages haute en couleur. Dans le petit village français de St Piéjac, qu'est-ce qui peut bien relier le britannique Connor Digby et la truculente Marceline, détestés par tous les habitants du village, tous des chasseurs passablement avinés ? Un roman divertissant mais on se demande où l'auteur veut en venir...
(Muriel - Club de lecture)
Dans les années soixante, l'architecte Pierre Roussin jette son dévolu sur le village des Confins, pour en faire une station de ski à taille humaine, contrepied des stations aux grands ensembles se construisant dans le reste du massif alpin. Mais vingt ans plus tard, ce qui devait être un eldorado blanc est devenu un village fantôme où une poignée d'habitants continuent d'y vivre coupés du monde une bonne partie de l'année. Petit à petit, on comprend que les utopies de Pierre Roussin se sont heurtés aux intérêts d'un maire au visage de mafieux, et comment vingt ans après son fils vient régler les comptes...
