Les nouveautés
Les coups de cœur
Le roman s’ouvre sur Robert Bristol, cinéaste, qui passe, sans y prêter attention, à côté du corps nu d’un homme tombé du cinquième étage de son immeuble. Le ton est donné. S’ensuit une histoire rocambolesque où se mêle des personnages improbables et des scènes rendues drôles par le narrateur.
Dans ce roman, l’intrigue passe au second plan puisqu’elle ne mène nulle part mais le plaisir de la lecture réside dans le style, remarquable et savoureux.
(Carine - Club de lecture)
A travers ce roman, nous imaginons les difficultés de trouver de quoi manger pendant les années de guerre en Angleterre.
Quatre femmes réputées ( ou censées ) être d'excellentes cuisinières vonat s'affronter dans un concours 'gastronomique' et donc trouver à la fois les produits nécessaires en respectant les normes administratives qui régissent les restrictions imposées par le gouvernement et les recettes anciennes ou à créer. Ces femmes ont un point commun : une petite enfance extrêmement difficile et une adolescence aussi triste. Le besoin de travailler pour simplement se nourrir est une préoccupation quotidienne. Ce concours pourrait leur permettre peut être de sortir de leurs conditions.
Audrey. Veuve de guerre. 2 enfants. Travaille pour son compte en fournissant des plats aux cantines ou aux particuliers. Sa masure prend l'eau et elle court après le moindre penny.
Lady Gwendoline. Sœur de la précédente. A réalisé un beau mariage avec un Lord. Un arrivisme hors pair, quelque soit le moyen.
Zelda. Sous-chef de brigade dans un grand hôtel londonien. Enceinte sans être mariée (c'est encore pire qu'une excommunication). Une formidable motivation pour devenir enfin Chef de brigade (réservé aux hommes même si leurs connaissances culinaires ne sont pas toujours à la hauteur voulue).
Mrs Quince et son aide Nell. Cuisinière de grande maison (celle de Gwendoline). Les rapports humains sont de Maître à esclave...
Tout au long de ce pavé, nous allons de l'une à l'autre en constatant les preuves d'imagination pour simplement manger ou exister. Et là, on rejoint les principes des Chefs Etoilés : le gramme, la seconde, le degré sont aussi importants que le contenu de la casserole.
On ressort les vieux cahiers annotés par les générations précédentes, on improvise avec bonheur (?).
Qui va l'emporter ? Une fin un peu happy-end casse la tension.
Un régal…
(Serge - Club de Lecture)
Le narrateur séjourne dans un palace, non loin de la chambre 621bis.
Mais pourquoi, entre la chambre 621 et la chambre 623, la chambre 622 n’existe pas ?
Poussé par sa voisine de chambre, Scarlett, il cherche à élucider ce mystère.
Il est question d’un riche héritier d’une banque privé suisse, un banquier d’affaires mystérieux et charismatique, une épouse à l’enfance et au passé complexe… L’intrigue est prenante, les indices sont semés avec adresse et le nom de la victime est gardé secret jusqu’au bout !
L’enquête est captivante mais la construction complexe du récit qui contient beaucoup de sauts dans le temps (moment de l’assassinat, jour présent, 3 ans avant le crime, etc.) et dans les sujets (hommage à son éditeur, histoire des personnages, etc.) nous fait parfois perdre le fil…
(Carine - Club de lecture)
Michel H., fan de Michel Houellebecq, vient de se faire larguer par Bérénice après 3 semaines de vie commune.
Michel H. est dépressif et il pense bien au suicide mais la tâche est trop complexe. Il va plutôt, depuis son appartement et grâce à des livres de développement personnel trouvés dans un carton, tout tenter pour reconquérir la femme de sa vie. Finalement, sa meilleure chance ? : l’annonce d’un marabout virtuel qui promet de ramener Bérénice pour le dîner !
C’est parfois drôle, cynique ou loufoque et souvent absurde.
(Carine - Club de lecture)
21 juin, Amande enceinte attend son mari Benjamin pour fêter l’été. Mais il ne rentrera pas. Elle subit un double deuil, celui de Ben et celui de son futur rayon de soleil Manon venu trop tôt au monde.
Une année sabbatique pour se relever, Amande choisit de s’isoler dans une vieille maison en Auvergne. L’ancienne propriétaire, décédée, a laissé des calendriers horticoles annotés. Le contact avec la terre, au fil des mois, lui permettra de survivre… de laisser entrer (la famille, les amis, le chat) puis de s’ouvrir (reprendre contact avec les autres) pour enfin partager et se reconstruire … (« …pour remettre de la couleur dans ma vie » dit-elle la première fois sur la tombe de son mari).
Très joli roman sur la difficulté de faire son deuil. Il y a quelques décennies, il était commun de se laisser une année mais de nos jours tout est plus rapide et si on se laissait le temps…
(Catherine - Club de lecture)
Un monde magique, des rencontres inoubliables, de grandes aventures et des situations rocambolesques, bienvenue à Maverick ! C'est incroyable et c'est drôle !
L’auteur dresse le portrait de 12 criminels nazis. Leurs point commun : ils étaient tous proches d’Hitler, ils ont tous contribué à la bonne marche du IIIe Reich. Certains étaient des personnalités avec de très hautes responsabilités comme Albert Speer.
Tous ont échappé à la pendaison alors que les exécutants de leurs ordres, eux, ont été condamnés à mort ou traqués par les services secrets israëliens.
Tous ont été employés par les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’URSS et même l’Allemagne Fédérale après la guerre.
J’ai été sidérée par certaines informations, pourtant historiques. Pour beaucoup, les documents ont été déclasssifiés récemment : après la chute du mur de Berlin en ce qui concerne les protégés de l’URSS et les autres souvent après 2000.
Par contre certains “salopards” comme les appelle l’auteur, ont vécu après 1945 au grand jour avec l’approbation de la majorité.
(Monique - Club de lecture)
Nous sommes en Italie dans les années 80.
Elba nait et vit avec sa mère dans le « monde-à-moitié », un asile psychiatrique. Et puis sa mère disparait. Même si Elba est saine d’esprit, elle grandira dans cette institution parmi les « fêlés » où elle passe son temps à noter dans son carnet les différentes maladies et symptômes qu’elle observe pour tenter de découvrir sa propre maladie.
L’arrivée du docteur Fausto va bouleverser d’abord son quotidien puis sa vie. Il se bat pour la fermeture des asiles et prend Elba sous son aile.
Dans un futur pas si lointain, l’Arche (vaisseau interstellaire terrien) arrive sur une exoplanète au terme d’un voyage de 80 ans. Cet astronef renferme 50 000 humains rescapés de la Terre dégradée.
Eden, ce monde inconnu et inexploré est une nouvelle chance pour l’humanité. Mais cette planète abrite bien des mystères et tout autant de dangers.
La colonie s’appellera Outsphère.
Et quel est ce vaisseau qui apparait près de l’Arche ?
L’humanité n’existe plus sur Terre, ce nouveau départ sera-t-il une chance ? Sinon signifiera-t-il la fin de l’humanité ?
Outsphère aborde de nombreux thèmes. Il décrit une colonisation avec tous ses aléas, les problèmes climatiques imprévus, les espèces dangereuses, l’environnement hostile et les interactions entre les deux communautés humaines (civils et militaires) sont particulièrement intéressantes.
(Catherine - Club de lecture)
Basile, inventeur au génie décalé, vient d’ouvrir une boutique comme il n’en existe pas : Le Bazar du Zèbre à pois. Objets provocateurs.
Un soir, le carillon de la porte d’entrée retentit, un grand ado apparaît, voilà Arthur, Arth’ pour les intimes, qui exprime ses colères à ciel ouvert grâce au Street Art, fâché qu’il est avec le système qui n’a pas l’air de vouloir lui laisser une place… au grand désespoir de sa mère Giulia, « nez » talentueux.
Mettez certaines personnes en présence : il ne se passe rien.
Mettez-en d’autres ensemble et, soudain, c’est un feu d’artifice.
Message de l’auteure : nous avons tous des talents, même cachés, et une singularité.
Un livre qui fait du bien.
(Arlette - Club de lecture)
Une petite ville très tranquille comme il en existe beaucoup en France.
Heureusement, une harpie veille au grain : pas d'écarts. La ligne droite...
Arrive un hurluberlu (Basile - hyper compétent en Intelligence Artificielle) qui ouvre une boutique qui ne vend que des trucs, des machins et des bidules électroniques, qui, d'après leur créateur, ne servent qu'à ouvrir l'esprit et muscler le cerveau droit... L'imagination au pouvoir !!!
Un simple larcin d'ado (Arthur) va, en peu de temps, créer un vent d'animosité entre les gens bien pensant et les curieux qui commencent à faire tourner la boutique et les vieilles idées. Mais aussi révéler les possibilités de créativité de notre ado et de ses copains d'école.
Guilia : mère d'Arthur. Elle est employée comme 'nez' dans une entreprise de sous-traitance de création de parfums pour le compte de grandes entreprises. Tout est 'carré'.
Au-delà de l'amourette hollyvoudienne, avec une happiande, of course, l'Auteuse nous mitonne un affrontement entre les Figés et les Créatifs. Notre harpie utilise avec une parfaite mauvaise foi les médias à sa disposition. Si cela n'a pas d'utilité matérielle, pourquoi s'y intéresser, l'acheter ? Il faut préserver la tranquillité des habitants !
Peut-on s'évader du carcan de nos habitudes ? Comment devenir créatif ? Où se trouve la limite (si limite il y a) entre le rationnel et l'irrationnel ?
Une histoire presque vraie passée à la moulinette de l'humour.
(Serge - Club de lecture)
