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Le dernier volet de la trilogie « Les enfants du désastre » se déroule en 1940.
Plusieurs destins se croisent :
• Louise (la petite fille qui joue avec Edouard Péricourt dans Au revoir là-haut). Elle a 30 ans, est institutrice et parfois serveuse dans le bar d’en face. Par des circonstances incroyables, Louise va découvrir un secret de famille, bien gardé par sa mère entre autres… Cette découverte la pousse à partir à la recherche de la vérité.
• Deux soldats, Gabriel, intègre et droit, et Raoul, petit escroc et grand débrouillard, se retrouvent liés dans la fuite. Ils désertent mais se font emprisonner, mais tentent de s’enfuirent à nouveau…
• Et puis il y a ce personnage intriguant, Désiré, qui endosse de multiples costumes : médecin, instituteur, pilote d'avion, avocat, curé et agent au Ministère de l'Information.
• Et bien d’autres encore…
C’est pendant la période d’exode de la seconde guerre mondiale que ces personnages vont finir par se croiser.
L’ambiance est décidemment encore différente dans ce dernier volet, mais les personnages sont toujours aussi attachants et complexes.
(Carine - Club de lecture)
En partie autobiographique, ce récit de Marie-Hélène Lafon met en scène un frère et une soeur : Gilles et Claire, nés dans une ferme isolée dans le Cantal. Au fil des année, Claire bonne élève, monte à Paris poursuivre ses études, et revient épisodiquement à la ferme que Gilles, élève médiocre, a fini par reprendre. Il y vit en vieux garçon, entre sa mère et son père qui se met à le détester. Par fragments, le roman retrace près de cinquante ans d'une relation frère‑soeur marquée par une fidélité profonde, malgré la distance qui ne cesse de croître : l'occasion pour l'autrice de décrire l'évolution du monde paysan, les fractures sociales, la difficile cohabitation entre les générations, la violence, les silences...
La trame se divise en 2 parties :
Du côté du Cap, Griessel et Cupido enquêtent sur un crime complexe présenté dans un dossier douteux. Un garde du corps nommé Johnson Johnson, ancien policier, est passé/jeté par la fenêtre d’un train de luxe. Le ministre et le procureur général mettent la pression sur leur directeur général pour boucler l’affaire et conclure au suicide… Seul souci : l’homme a été poignardé à l’arrière de la tête.
Du côté de Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant, qui tente de vivre incognito est retrouvé par son ancien camarade. Celui-ci lui confie une mission plus que dangereuse : éliminer l’actuel président de l’Afrique du Sud, responsable de la corruption du pays…
L’auteur aborde encore une fois, sur fond de thriller, le thème de la corruption en Afrique du Sud.
(Carine - Club de lecture)
Un biopic passionnant et très bien documenté dans lequel on apprend beaucoup sur Simone Veil et tous les combats qu'elle a pu mener au cours de sa vie, et la vision de l'Europe qu'elle n'a cessé de défendre.
Qu’est-ce qui relie Alexis Belcour, médecin généraliste du 14e arrondissement de Paris, Victor Mayer, champion de hockey sur glace, Jean-Louis et Catherine Berthier, couple de retraités parisiens, Serge Dufour VRP, Julia Prevost, jeune maman ainsi que Manon, Leïla, Hugo, Dylan et Enzo ?
Ils ont pris place à bord du train de nuit n°5789 qui relie Paris à Briançon. Le lecteur découvre au fil du trajet une galerie de personnages aux histoires de vie ordinaires auxquels il finit par s’attacher. Pourquoi sont-ils à bord de ce train, qu'espèrent-ils de leur voyage ? Qui les attendra sur le quai à Briançon ? Y a aura-t-il même quelqu'un pour les attendre ? Dès les premières pages, Philippe Besson nous indique que « certains seront morts au lever du jour. »
Avec beaucoup de justesse, Philippe Besson réussit à saisir la poésie des rencontres fortuites le temps d’un trajet en train de nuit. jusqu’au dénouement final.
(Muriel - Club de lecture)
Amateurs de syntaxe académique ou de plus-que-parfait du subjonctif, passez votre chemin !
Ce roman (mais sûrement très proche de certains événements) est écrit en français comme on le cause du côté de Belleville, de Ménilmuche ou des Halles Baltard. Pas de javanais ou de louchebem, mais du parigot pur jus que n'aurait pas renié l'auteur de 'L'argot sans peine par la Méthode à Mimile'.
Sur fond de marigots politiques (fin du Front Populaire, essor de la xénophobie martelée par la Cagoule ou les Croix de Feu, un nazisme naissant en France, Front Républicain espagnol, trafic d'armes, influence sous-marine de l'URSS ...), notre détective privé a fort à faire pour dénouer une intrigue aussi tordue que possible où les gens honnêtes ne sont peut-être pas aussi honnêtes que cela. Bien qu'en délicatesse avec la Police française officielle, notre homme sera discrètement aidé par un officier aux idées assez larges, et pourra trouver une vérité.
Et quelle atmosphère à la veille d'une guerre qui fera plus de quarante millions de morts !
(Serge - Club de lecture)
La version moderne des Dix petits nègres d'A. Christie. Suspense garanti !
« Les papillons noirs » est d’abord une série TV qui met en scène un écrivain (Mody) avec un tueur en série qui lui demande d'écrire ses mémoires ; ce roman est donc celui rédigé par Mody.
On y retrouve Albert et Solange, deux enfants de la deuxième guerre mondiale : un orphelin et une fille de tondue, qui grandissent sans amour dans une petite ville de province, rejetés par tous. Albert est fou amoureux de Solange. Il l'aime tant qu'il est prêt à tout pour elle, y compris tuer. Car Solange est si naturellement belle que « personne ne sait faire ça mieux qu'elle, attirer les regards sans faire le moindre effort. » Et des regards, elle en attire beaucoup… Trop. « C'est toujours pareil. Il a ses mains sur elle. Son corps sur elle. Je sens monter la rage. » Alors Albert prend sa défense, la protège de ceux qui cherchent à abuser d'elle, grâce à leur paire de ciseaux de coiffeurs.
Ce qui était au départ un moyen de défense devient un jeu. Un jeu dont Albert accepte les règles malgré le danger et le dégoût. Solange est-elle heureuse pour autant ? La jeune femme est très secrète, parle peu.
Un récit à la première personne, celui d'Albert, entrecoupé parfois de pages en italique, à la troisième personne, pour raconter Solange comme détachée d'elle-même.
Quand elle s'exprime on sent beaucoup de souffrance enfouie.
C'est sordide, cruel, grinçant, et pourtant, ça donne le sourire. Un roman noir addictif !
(Muriel - Club de Lecture)
Dans ce deuxième opus, Margaret Atwood raconte la suite de La Servante écarlate.
Quinze ans après, le régime patriarcal totalitaire a toujours la mainmise sur le pouvoir mais la corruption est de mise dans la sphère des décideurs.
On suit les récits de trois personnages : Tante Lydia (qui raconte la naissance de ce gouvernement, déjà présente dans le 1er tome) ; Agnès Jemima (fille d’un Commandant et future Epouse) et au Canada libre, Daisy jeune adolescente immigrée de Gilead, qui vit au sein d’une famille protégeant les réfugiés de Galaad (Gilead dans le premier tome) via l’association « Mayday ».
Suite logique mais moins percutante, on retrouve l’atmosphère du premier tome.
(Catherine - Club de Lecture)
Ce document renferme l’histoire de 100 femmes exceptionnelles connues ou oubliées de nous tous.
Qui se douterait que l’invention du système de l’essuie-glace en 1903 et de l’automatisme en 1917 appartient à deux américaines Mary Anderson et Charlotte Bridgwood ? Elles cherchaient à résoudre un problème de sécurité routière.
« En voyant les conducteurs de tramway descendre du véhicule pour essuyer la neige ou la pluie sur le pare-brise, Mary Anderson a l’idée d’inventer le premier système d’essuie-glace... Son dispositif révolutionnaire sera breveté en 1903.
Quant à Charlotte Bridgwood, elle trouve en 1917 la technique pour rendre automatique cet essuie-glace… »
Au fil des pages, nous découvrons ces femmes professionnelles ou amateures qui ont, par leurs découvertes, réinventé le monde, fait avancer la science, amélioré notre quotidien ou tout simplement nourri notre imaginaire.
(Catherine - Club de lecture)
